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Les pieds sur un bateau, les yeux dans les étoiles : tours du monde avec Marc Guillemot

Entre sourire, sobriété et bons mots, une force tranquille de la voile française

· Marc Guillemot,Entreprendre,Inspiration

En voilà un qui a fait « quelques trucs » comme il dit. Et même… « pas mal de trucs que j’avais envie de faire », à savoir à peu près toutes les courses transocéaniques ou circumnavigations qui existent !

Un palmarès long comme le bras, entre podiums et records de vitesse… mais aussi, des yeux toujours aussi brillants : voilà presque 40 ans que Marc Guillemot court sur tous les océans et mers du globe, sur tous types de bateaux, sous les couleurs de grands sponsors. 5 Route du Rhum dont il dit « Le parcours est beau, jonché de moments forts, comme ces grandes glissades dans les alizés. Cela demande une énergie folle en solitaire ! », 2 départs de Vendée Globe, et tant d’autres courses mythiques.

Mais aussi, depuis près de 35 ans que je le connais, une profonde humilité pour celui qui a connu ce qui se fait de mieux en matière de course au large. « Je suis conscient d’avoir été assez privilégié dans ce monde-là, depuis quelques années. Cela ne s’est pas trop mal passé, et du coup, j’ai pu faire un peu ce que j’ai voulu... ». Ils ne doivent pas être nombreux à l’avoir vécu !
Cela donna une vie qui fut tout sauf… linéaire ! Disons version sinusoïde, « avec des pics plus ou moins hauts de temps en temps, autant en positif qu’en négatif ou quasi ! ».

 

Respect l’ami ! Pour cette vie dont tu inventas des contours si particuliers, avec audace et talent. Pour cette traversée dont on capte qu’elle peut nous réserver encore pas mal de surprises !!
#C’estParti #AttentionLesYeux #PrenezLesBottesEtLeCiréRisqueDeMerForte !

Toi qui a navigué sur tous les océans du monde, et sur tous styles de bateaux, quel est ton moteur aujourd’hui ?

L’envie ! Déjà j’adore cela : la mer, la compétition. Ou la compétition et la mer, je ne sais pas dans quel ordre. Et la technologie, que j’ai découverte avec Safran. J’adore.
Mais aussi, j’aime les gens, naviguer avec des équipiers, des équipages ; je trouve cela génial. L’humain, le partage.
Avec tout ça, il y a de quoi faire de belles choses et d’avancer.

Mon moteur finalement, ce sont les rêves. Et comme je suis un vrai bon rêveur, l’idée c’est d’essayer de les mettre en action. Je rêve de plusieurs choses, et sur le tas, il y en a toujours un que j’arrive à faire ! Et c’est déjà pas mal 😊

Pour réaliser un rêve, il y a la dimension d’oser le formuler, et d’être assez enthousiaste pour embarquer des gens et faire qu’ils mettent la main au portefeuille…

Si tu n’as pas d’enthousiasme, tu n’as pas l’envie.
Et si tu n’as pas l’envie, il n’y a aucune raison que tu le transmettes à quelqu’un.

A t’écouter, le côté « commercial » fait partie de la transformation du rêve. Ce que j’aurais imaginé de « chiant », toi tu dis : « ça rend concret le rêve ». Et de le partager avec d’autres gens finalement, le renforce…

Bien sûr ! De toutes façons, sans adhérer à cette partie commerciale, les choses ne se font pas aujourd’hui. C’est l’occasion de rencontrer des gens d’horizons très différents, d’expériences très variées ; c’est hyper enrichissant ! A chaque fois que je propose un projet, que cela aboutisse ou pas, c’est toujours hyper enrichissant. J’ai l’impression d’apprendre, de monter.

Aujourd’hui par exemple, j’essaye de vendre le prochain projet de Duo Mixte. Je peux aussi proposer de faire une conf sur la voile, sur le métier qu’on fera après-demain. C’est pareil… tu transmets ou tu fais partager une passion, une vie que tu as essayé d’enrichir un petit peu tous les jours ; ou qui s’enrichit par la force des choses.

J’essaye juste de faire partager mes rêves à des gens qui peuvent ainsi m’aider, mais aussi, peuvent profiter de la mise en forme de ces rêves pour promouvoir leur entreprise. Si tout le monde y trouve un côté positif, il n’y a pas de raison de ne pas avancer ensemble !

Est-ce qu’il t’est arrivé de douter ? de te dire que de vivre en faisant des courses ne pourrait pas durer ? De ne pas pouvoir rester dans ce sillon et cette autonomie ?

Bien sûr, il y a des doutes et des incertitudes ! Les gens qui sont en permanence dans la certitude m’inquiètent. Ça me semble souvent cacher une faiblesse, psychologique ou mentale. Je m’en méfie toujours. Mais ne pas fonctionner comme cela ne veut pas dire ne pas savoir où tu vas…

C’est comme en course ! On a des doutes quand on prend une option, on espère que c’est la meilleure, mais on n’en n’ai jamais sûr tant qu’on n’est pas arrivé.
Là, je suis sur un projet, je pense que c’est un bon projet. J’y crois vraiment beaucoup, je vais tout faire pour que cela marche ; sauf que les doutes que j’ai, c’est que je ne sais pas encore si je vais pouvoir le ficeler comme je le veux, à tous les niveaux.

Forcément, il y a des périodes de réflexion, de remise en question. Mais la réflexion aboutit toujours à la même chose : je n’ai pas envie d’arrêter et donc… voilà ! Je me retrousse les manches et j’y vais ! Car pour moi, s’il y a une évidence, c’est tout simplement de m’investir dans un truc auquel je crois. Quel que soit le projet, de voile ou autre.

Aujourd’hui, tu as navigué à peu près sur tout ce qui flotte. Petit, gros, monocoque, multicoque. Est-ce qu’il y a des objets flottants à inventer qui seraient un nouveau défi pour toi ?

Avec les évolutions des voiles - je parle des voiles rigides par exemple – et celles des carènes, des foils, c’est-à-dire les appendices qui permettent de faire voler, en tout cas de décoller un peu les bateaux, ce qui est sympa - : il y a énormément de moyens qui ont été mis dans la compétition, pour rendre les bateaux plus performants.
Et là, on sent qu’il y a un transfert de ces compétences, de ces connaissances, vers les bateaux de commerces, les bateaux de pêche. On est tous conscients, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle, que les cargos coûtent cher, qu’ils polluent énormément. Et il y a plein de projets qui tentent de concevoir des gros bateaux, passagers ou marchandises, pouvant utiliser partiellement la voile pour essayer de diminuer de façon assez conséquente la dépense en énergie fossile.

Quand je revois ton parcours… évidement je pense à l’accident de Jet Services.

Fin 1985, le multicoque Jet Service IV, 26 mètres, tente un nouveau record de la traversée de l’Atlantique Nord
à la voile. Le 3 janvier 1986, il chavire, perdant l’un de ses équipiers, Jean Castenet. Marc est alors gravement blessé.
Une douleur aiguë. Plus de 2 années entre hôpitaux et rééducation.
Pour revenir dans la course, et, en 1988… faire partie de l’équipe du catamaran Jet Service V,
lors du record de l’Atlantique en un peu plus de 7 jours !

Qu’est-ce qu’il reste de ce type de moments ?

Des restes physiques, il y en a toujours. Quand tu t’es fait un peu massacrer physiquement, il y a forcément des restes, et le corps - si ce n’est pas la tête - a la mémoire des traumatismes qu’il a subi tout au long de sa vie. Des décisions aussi… peut-être.
Et est-ce que ça te modifie un peu le caractère… peut-être un peu, je ne sais pas.

Mais il y un avant et un après bien sûr.
Parce que du coup, ta vie est fortement modifiée.
L’accident de Jet Service s’est déroulé au moment où c’était le plein essor des multicoques, des formules 40. J’ai donc raté le début parce que j’étais en rééducation ou à l’hôpital.
Mais quelque part, ce que j’ai raté m’a permis de découvrir autre chose.

Et c’est pareil, quand Yann Eliès s’est blessé en mer pendant l’édition 2008-2009 du Vendée Globe ; je dirai qu’il y un avant et un après, au niveau de la compétition.
L’avant : j’étais en course, en pleine bagarre avec Vincent Riou et Armel le Cléach. Et arrêt brutal pour aller assister et surveiller les opérations.
Un avant et un après.
Psychologiquement, ce n’est pas gratuit.

Les mots de Marc sont ici sobres et rares.
Je travaillais à cette même période, au sein de la direction de la communication de Generali, sponsor de Yann Eliès.
En ce jeudi 18 décembre 2008, le vent souffle fort. 38 jours que Yann a pris la mer, il fait une superbe course. Mais les conditions météo sont mauvaises, les avaries nombreuses. Partis à 30, ils ne sont plus que 19 bateaux…
Il est un peu plus de 9 heure du matin à Paris quand Erwan Steff, directeur sportif de l’équipe, reçoit l’appel de Yann Eliès, venant d’avoir un accident : « Je ne peux plus bouger, il faut venir me chercher ». Le bateau est à plus de 800 miles des côtes, les secours australiens ne peuvent arriver avant 48 heures. Une course contre la montre est lancée : il faut faire vite, Yann est en danger. A 11h20, heure de Paris, l’équipe de course demande à Marc Guillemot sur Safran,
ainsi qu’à Samatha Davies sur Roxy, de se dérouter.
Marc ne pose pas aucune question, vire de bord, met le cap sur Generali. A Paris, l’idée même de savoir Marc faisant cap vers Yann nous fait un bien fou, procurant à tous un incroyable sentiment de soulagement. Sa détermination, son engagement nous semblent pouvoir faire des miracles, face à une situation grave, qui peut vraiment dégénérer.

Sensations renforcées quand le 19 décembre, 145 miles plus tard, à 23h20 heure de Paris, Marc appelle le PC course :
« ça y est, j’ai Generali en vue ! »... Marin averti, tout à la fois reporter et ange-gardien, Marc contacte Yann, gravement blessé, guette les bruits, les mouvements, le soutient moralement, déploie des trésors d’imagination pour lui faire parvenir de l’eau et des médicaments, téléphonant à l’équipe de Paris toutes les heures. Il faut tenir ; 24 heures au minimum avant l’arrivée des secours, et un Yann moralement et physiquement très atteint…
De l’avis même d’Erwan Steff, l’arrivée de Marc fut un aspect essentiel sur le plan psychologique, mental.

Une fois le sauvetage fini, mené par une frégate australienne, changement de rôle et d’objectif pour Marc.
Il faut reprendre la route. Reprendre la course. Cap sud/sud-est. Prochaine étape, le cap Horn avant de remonter sur les Sables d’Olonne, où nous serons là pour l’accueillir avec émotions ! Ce que Marc raconte avec pudeur,
j’ai en tête combien sa présence fit la différence !

Plus de détails sur "Affaire Sensibles" de dec 2018

Maintenant, comme pour l’accident de Jet, c’est sur une petite période… et puis ta vie reprend le cours normal. Tu ne peux pas en faire abstraction bien sûr, mais globalement les choses continuent. Ça reste des faits marquants, forcément ancrés, d’une manière indélébile même s’ils ne ressortent pas en permanence.

Côté humain, il y a eu une histoire assez forte avec Yann, par rapport à cet accident ; maintenant, il continue sa vie et la compétition, qu’il fait plutôt bien d’ailleurs ! Et je continue mon parcours.
Mais autant lui que moi, ce sont des moments qu’on n’oubliera jamais.
Forcément.

Il se passe quoi pour toi au moment où il faut te dérouter ; c’est une évidence ? tu n’es plus du tout sur la compet et tout de suite sur l’homme qui est en péril ?

Evidemment, là, c’est une évidence ! On se tirait la bourre avec Vincent Riou et Armel Le Cléac'h, qui finit 2ème sur ce Vendée Globe ! Et… je lâche. Ce n’est pas anodin. Mais il n’y a pas d’hésitation, de réflexion. Il faut y aller !

Puis, une fois ce dernier sauvé, il faut retourner dans la course…

Ce n’était pas évident non plus. Cela fait des changements brutaux, dans lesquels il faut s’adapter.
Dans ces moments, il faut avoir des ressources d’adaptation rapides, et basculer « on / off », « off / on », « on / off » ...

Un silence. Un sourire. Rien à ajouter...

Finalement pour toi, cela se joue où une vie de navigateur comme celle que tu as menée ?

A terre, sans hésiter ! Dans ton environnement familial, dans ton environnement professionnel. Ce sont ces 2 environnements qui te permettent de t’épanouir.

L’équilibre de vie, lié à ces 2 environnements permet de faciliter aussi tes démarches, tes préparations de course, notamment.
Il n’y a pas de règles, mais pour moi c’était important.

Comment on fait cohabiter une vie familiale quand on est aussi souvent en solo ? Les périodes de solitaires, ce sont des périodes de parenthèse par rapport à la vie famille ?

C’est sûr que la vie de la famille est quand même axée sur ce que tu fais toi. Même si cette vie offre d’autres atouts : il y a de l’intensité dans la vie, dans le suivi, dans les arrivées. Cela permet aussi de bouger, de vivre des moments forts de départs, d’arrivées, de course.

Mais c’est un peu des vies d’égoïstes… parce que tu prépares, tu es à fond sur ton projet, et tu es finalement le centre du « truc ». Qui prend beaucoup de place dans une vie de famille, par rapport à tout le reste de la famille. Mais qui, en même temps, entraîne tout le monde dans un élan qui est intéressant ; qui fait vibrer. Tout cela n’est anodin pour personne, mais je ne pense pas que cela soit négatif.

Et comment se passent les retours de course ? Quand on passe 2 mois ½, 3 mois seul en mer pour un Vendée Globe, l’atterrissage doit être super dur ?

C’est sûr ! L’atterrissage d’un Vendée Globe est compliqué.
Compliqué et perturbant dans un couple. Ce que tu vis dans une course comme le Vendée Globe est bien au-delà de ce que tu peux vivre dans une Route du Rhum qui dure 10 jours, 8 jours.
Quand tu arrives d’un Vendée Globe, tu es quand même bien décalé. Et le décalage à l’atterrissage, est partagé… la vie en famille devient compliquée. Après, je ne sais pas si cela est lié, mais il y a beaucoup de marins – pas tous, heureusement !-, dont les couples sont partis un peu en éclat après les Vendée Globe. Alors, pour les femmes, ou pour les hommes dont la femme partirait faire un Vendée Globe, méfiez-vous si votre mec ou votre copine part au Vendée Globe – sourire - : il y a un risque !

Tu pourrais repartir sur cette course ?

Ce n’est pas l’idée d’aujourd’hui. En même temps… si j’avais un partenaire qui me disait demain :
« On veut partir sur un Vendée Globe, mais avec toi », je pense que j’irais… forcément ! Mais plus le temps passe, moins tu joues la performance. Parce que tu n’as pas la même récup que quand tu as 35 ans. Donc il y a un moment, faire le Vendée Globe pour faire le Vendée Globe… je m’en fous un peu, si je n’ai pas les moyens de performer. Mais l’idée d’y aller aujourd’hui, ça m’exciterait !

Qu’est-ce qu’il te reste de tous ces records, ces courses, ces tours du monde ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui émerge ?

Il y a une succession de grands moments !
Avec 2 trucs manqués peut-être... Et en même temps, cela s’est fait comme ça.
Le 1er, c’était en 2000, lors de la Transat anglaise, la CStar. Un casting prestigieux, entre Franck Camas, Alain Gauthier et d’autres. J’avais tout ce qu’il fallait pour la gagner, et au milieu, je n’ai pas pris la bonne décision. Finalement… j’arrive à 20 minutes derrière Francis Joyon qui gagne après 9 jours, 23 heures et 21 minutes. Et donc j’arrive 2ème. Mais ces transats, c’est comme toutes les courses : tu gagnes ou tu ne gagnes pas.

L’autre rendez-vous manqué, c’est 2002, la Route du Rhum marquée par une véritable hécatombe.
15 des 18 multicoques engagés ont abandonné en raison des conditions météorologiques particulièrement dures.
J’ai dû m’arrêter aux Açores. On n’avait pas trop de budget, donc pas vraiment d’équipe, ce qui fait que je suis resté 2 fois plus longtemps que prévu – 52 heures et des poussières –. Et j’arrive en Guadeloupe 6 heures derrière 'MichDej', qui fit 1er ! (Michel Desjoyeaux, qui relia Saint-Malo à la Guadeloupe en 13 jours 7 heures et 53 minutes). Et moi j’arrive 2nd, 6 heures après ; tout le monde s’en fout.
Mais ce sont des courses difficiles, sur des bateaux difficiles ; tu es quand même content d’arriver…

Après ces types de shoots, aujourd’hui, quel est le projet qui peut te tenir à cœur ?

Celui que je monte aujourd’hui, Duo Mixte, il est vraiment intéressant ! Je croise de vraies pépites.
Et je rencontre une difficulté que j’avais un peu sous-estimée : je ne m’attendais pas avoir autant de gens de valeur. Du coup, la difficulté est dans la sélection. C’est super intéressant !

Après autant de miles parcourus, de situations et de rencontres vécues, sur quelle couleur aurais-tu envie de finir ?...

Avec le mot de fidélité. J’ai le sentiment d’avoir été assez fidèle avec les gens avec qui j’ai été.
Que ce soit avec les uns ou les autres dans le milieu de la voile, un monde de passionnés, ce n’est jamais tout rose… Il y a plein de gens avec qui on était en compétition à un moment, pour certains trucs ; ou avec qui ça a pu chauffer un petit peu, mais avec qui je suis très content de partager des moments aujourd’hui.
Fidélité. Et sincérité des rencontres. Ça pourrait être un peu ce qui me définit un petit peu.

Celui que l’on appelle « Marco » dit encore : « J’ai certainement plein de défauts, mais on ne va pas en parler aujourd’hui – rire ! -, mais je peux regarder dans les yeux tous les gens avec qui j’ai fait des choses, que cela soit des partenaires, des concurrents, des équipiers. »
Fidélité, sincérité. Je rajouterai humilité, lui qui fit naviguer sur ses bateaux de nombreux grands de ce monde sans jamais avoir idée de les citer. Et simplicité, illustrée par sa réponse, quand je lui demandai avec qui il rêverait de partir : « un de mes rêves, cela serait de faire une traversée, non pas en course mais en croisière. Sur un beau bateau de croisière. Avec juste Martine ma copine. Ça j’aimerais bien… »

Après le récent Trophée des Multicoques qu’il relança en 2018, ce Duo Mixte qu’il est en train de concocter, et sa possible participation au prochain Figaro pour l’été 2019, et dont il dit clairement « c’est sûr que tu joues pas la gagne quand t’as à près de 60 balais. La récupération entre 2 étapes est difficile. Maintenant, il y a Loïc Peyron, Alain Gauthier, MichDej, et je ne sais plus qui d’autres… cela peut m’amuser ! »
On le capte : le goût du jeu, de la compétition, de la techno comme de la mer sont bien là !
Vivement de suivre tes nouveaux rêves, Marco, qu’ils soient depuis les pontons ou sur les océans !
Carole Babin-Chevaye – propos recueillis le 11/12/18.

 

Marc Guillemot
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