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De Présages à Foodentropie : rdv en terres authentiques, avec Alexia Soyeux


 

Entre cuisine et sujets sociétaux, jusqu’à la collapsologie : morceaux de choix

· Alexia Soyeux,Présages,Foodentropie,collapsologie,résilience

2 projets wahouhhh dans ces derniers mois – Foodentropie et Présages, le podcast : pas mal déjà ! Mais plus encore, quand on prend un peu de recul sur le parcours d’Alexia Soyeux, créatrice d’Indulgences, dénicheuse de tendances, et autres jolis titres ! Alexia, 32 ans toute mouillée mais tellement de belles aventures déjà.
Grand respect.
Joli voyage que cet échange plein de contrastes entre le sourire doux de mon interlocutrice, son énergie bouillonnante, ses accents d’une colère sincère et les sujets taille XXL qu’elle embrasse avec ses projets.

Nos échanges sont partis dans des directions variées passant par…
- la cuisine et l’alimentation, aimant premier d’Alexia
- la collapsologie et cette science de l’effondrement autour duquel elle a récemment lancé son podcast Présages dont je suis décidément fan, entre un casting d’invités prestigieux et la liberté qu’elle leur offre d’y parler cash et sans contrainte,
- en passant par le rôle des femmes ou l’attention à la joie.
Merci de cet échange entre 2 enregistrements, Alexia ! Et vivement les nouveaux numéros de Présages.

Fan de chocolat, tu as toujours réussi à allier tes passions et tes jobs ?
Fan de chocolat, depuis toujours !
J’ai d’ailleurs passé un BEP de pâtisserie après mes études en marketing et communication, avant de fonder Indulgences, autour de la guimauve, ou de travailler dans ce lieu qui me faisait rêver : la Grande Epicerie… un rêve d’enfant. Rêve dont je suis partie pour aider à monter Foodentropie, installé dans le Château de Nanterre, et ouvert en septembre 2017. Ce château, c’est une ancienne friche, fabrique de dentifrice et lieu étonnant qui a déjà eu plein de vies différentes ; il a été décidé d’y construire un lieu consacré à l’alimentation durable. Joli projet dans lequel je me suis impliquée à fond, comme tout ce que je fais !

C’est vrai que cuisiner, c’est une grande partie de ma vie. Des choses très simples. Ce qui commence par acheter des bons produits sans intermédiaire ; voire quand cela est possible, à des gens que l’on connaît ou au moins issus de circuits éthiques. On peut même dire que ma vie est organisée autour de la cuisine : où est-ce qu’on va acheter tel ingrédient ? quand on part dans nos périples en France ou ailleurs, où est-ce qu’on va pouvoir manger quelque chose de bon, de simple, de goûteux ? Quelles sont les meilleurs glaces ? Sourires.

Le lien entre food, agriculture, environnement, planète, on le comprend. Mais te voilà plonger dans la collapsologie… qu’est-ce qu’il s’est passé ?
En 2016, j’ai fait un grand tour en Bretagne pour aller rencontrer des producteurs croisés dans le cadre de la Grande Epicerie. Des gens pour lesquels j’avais eu un coup de cœur. J’ai eu envie d’aller voir sur le terrain ce qu’ils faisaient.
Et cela a été un déclic ! J’ai notamment été voir un couple d’agriculteurs de mon âge, fabriquant des infusions, sous la marque l’amante verte. Des gens incroyables. Hyper militants. Hyper engagés, avec déjà pas mal d’autres vies avant !
On a passé 2 jours ensemble, et cela m’a un peu ouvert les yeux sur… l’agriculture, sur l’engagement.
C’est après ce tour que je me suis dit que je ne pouvais pas continuer à faire le job que je faisais ! A vendre des trucs trop chers à des gens qui n’en ont pas besoin ; que je pouvais être plus utile ailleurs.

Puis il y eut l'Institut des Futurs souhaitables au printemps et l’été dernier, des livres aussi… et j’ai commencé à me poser plus de questions sur l’état du monde. Sur l’état du monde et l’utilité que je pouvais y avoir. Progressivement, je suis allée plus loin dans le niveau de prise de conscience des catastrophes ; découvert l’univers de la collapsologie, des théories de l’effondrement et… m’y suis plongée absolument.

J’ai alors traversé une phase de boulimie - qui n’est pas terminée -, d’informations, de lectures, de conférences, etc. ; rencontré pas mal de gens de cette communauté là ; lu des livres comme celui de Pablo Servigne - c’était rude comme lecture, mais en même temps, ça m’a fait vraiment du bien. Et je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose avec ça.
La web série « NEXT » m’a aussi beaucoup inspirée. Clément (Monfort) y est top. Je voyais aussi que ça lui faisait du bien de faire cela ; cela parlait à des gens qui étaient préoccupés par ces sujets, et qui n’ont finalement pas beaucoup de paroles à écouter, à part relire les bouquins, écouter des conférences.

Je me suis donc axée sur l’angle du « Comment on vit avec ces sujets, une fois qu’on a pris conscience de tout cela ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? »

"On sent qu'il y a besoin d'approfondir ce thème de comment on vit avec, une sorte de
transition intérieure, de psychologie de l'effondrement, le deuil ... Concrètement ça veut
dire quoi, comment on fait ? Beaucoup de gens sont seuls face à ces questionnements."
Pablo Servigne, chercheur indépendant, à l’origine,
avec Raphael Stevens, du terme de "collapsologie" in
#Présages7

J’avais noté une phrase que tu as écrite : « Depuis que j’ai découvert l’étude de l’effondrement de notre civilisation - qu’on appelle collapsologie - je me sens beaucoup mieux. Disons, mieux ».
C’est vraiment fort ! En quoi cette connaissance de l’effondrement t’aide à avancer ? Et face à la lourdeur de ces sujets… comment on peut aller de l’avant ?

C’est vrai que ces sujets, ça peut rendre fou ! C’est dévorant ! Mais paradoxalement, ça m’a fait vraiment du bien. C’était assez salutaire !

Déjà, « effondrement », « collapsologie » : cela a mis un mot sur un sentiment assez vaste que cela ne va pas ; que les choses ne peuvent pas continuer comme cela. Dans les médias ou les discours politiques, on voit généralement les sujets les uns après les autres : la croissance, les migrants, le climat, l’état des sols, l’agriculture, les pesticides, les perturbateurs, etc. Mais là, ça met tout ensemble ! Ce qui m’a donné une compréhension globale du tableau.

Donc forcément, c’est dur.
Et en même temps, plutôt que de perdre du temps à attendre quelque espoir concernant la technologie, je me suis dit que j’allais faire face. Cela ne m’éclaire pas sur ce qui va se passer demain – et il y a de fortes probabilités qu’il y ait des évènements durs -, ni à quelle échelle de temps cela va arriver…
Je ne m’attends pas à un scénario hollywoodien, où d’un coup tout s’effondre… quoi qu’avec des catastrophes climatiques cela peut arriver ! Mais là où avant, j’espérais quand même qu’il y ait quelque chose qui nous sauve, qu’on allait y arriver, que les 2°C… Maintenant, je sais que non ! Et qu’on ne va pas pouvoir soutenir nos sociétés, notre modèle de développement tels quels. Que tout cela n’est pas soutenable. Et de lire plein d’autres gens qui parlaient de cela plus ou moins ouvertement, cela a produit une sorte de déclic en moi. Du style : ok, c’est là.

"Cette méconnaissance de la vie c'est ce qui nous amène dans la situation qu'on connait aujourd'hui.
Donc le progrès pour moi ce serait ça, c'est que dès l'école on enseigne le fonctionnement du vivant,
et que dans nos métiers, on travaille à se former pour avoir des entreprises qui fonctionnent avec le
vivant, qui prennent soin de la terre et des hommes, plutôt que de les détruire
."

Hélène Le Teno dirige le pôle Transition écologique du Groupe SOS, est responsable du
comité scientifique de l’association
Fermes d’avenir, et co dirige le cabinet Auxilia,
qui conseilleles entreprises pour les accompagner dans la transition, in
#Présages3

Il y a donc à digérer déjà.
A faire une sorte de transition intérieure.
A accueillir ces émotions. A essayer d’être plus solide face aux chocs qui ne manqueront pas d’arriver.
Puis après, à essayer de trouver sa place dans cette perspective. Ce qui, pour moi, commence avec Présages le podcast, même si ce n’est qu’un tout petit pas.

Juste agir aujourd'hui sur ce qui te semble aligné avec ta posture.
Et y aller, même si on a aucune chance.
C'est ça l'espoir actif."

Pablo Servigne in #Présages7

Je t’entendais parler avec Isabelle Delannoy (Présages #2) des petits gestes, individuels : est-ce que c’est quelque chose qui te semble vain ?
Non non ! Les petits gestes restent super importants de mon point de vue, dans l’attention qu’ils demandent. Mais à ne pas caricaturer. Il y a peu de temps, il y a eu ce clip avec E. Macron : ça c’est pépite ! On y entend sa voix en anglais, avec un texte qui s’affiche, et où il dit globalement : « l’état de la planète est mauvais. Si vous ne voulez pas vous réveiller un jour et que les choses soient catastrophiques, faites un geste pour la planète : éteignez la lumière. »
Mais on est où ??? C’est ridicule !! Cela me met vraiment en colère, parce que là, on met toute la responsabilité sur des micros gestes ! Qui ne sont pas à l’échelle des problèmes qui sont déjà là. Et en disant cela, on détourne l’attention. Car du coup, cela permet à beaucoup de gens de se déculpabiliser. De se dire : « je trie extrêmement bien mes déchets, donc ça va, ne venez pas m’emmerder ! »

Ça me semble vraiment indispensable de consommer moins, de jeter moins ; ce ne sont pas des « petits » gestes. Car concrètement, quand on le fait vraiment, cela demande beaucoup de vigilance et on se rend compte que ce n’est pas évident. Par exemple, je me suis lancé le challenge « rien de neuf en 2018 » depuis le début de l’année ; mais il y a plein de tentations ! Cela faisait un moment que j’avais réduit ma consommation, mais il y a plein de situations où ce n’est pas simple… Un autre exemple, souhaitant acheter un cadeau pour les 18 ans de quelqu’un, je suis rentrée récemment dans un grand magasin. Et là… cela m’a refait toucher du doigt les raisons pour lesquelles je ne rentre pas dans ces magasins : on est dingues là-dedans ! Cela donne envie d’acheter n’importe quoi !

"Il y a 2 manières au moins de mettre en œuvre la transition écologique, il y a la manière cynique
qui est que les élites vont se bunkeriser, sécuriser l'accès aux ressources naturelles dont elles
ont besoin, et envoyer par-dessus bord la démocratie. Il y a une autre manière, qui est
l'horizon participatif
, avec une décentralisation de l'accès à l'énergie." (...)

Gaël Giraud, chef économiste de l'
Agence Française du Développement (AFD),
et prêtre jésuite, in
#Présages4

On a besoin d’informer sur la situation actuelle ! Moi présidente (rire)… je mettrai vraiment l’accent sur l’information.
Ce qu’est l’anthropocène et ce que cela veut dire. Quelles sont les limites qu’on a déjà dépassées et celles qui vont bientôt être dépassées. Car je pense qu’une fois qu’on a compris où on en est, c’est assez facile de comprendre qu’on ne peut pas continuer comme cela. Qu’on ne peut pas extraire toujours plus de matières du sol. Qu’on ne peut pas jeter toujours plus de déchets dans la mer ! Qu’on a une énergie limitée pour la planète, et qu’il faut qu’elle soit justement répartie entre tous.

Montrer qu’il est nécessaire de sortir de toutes ces théories économiques qui réclament de la croissance et un PIB toujours plus plus ! Que cela nécessite de faire un pas de côté, littéralement. De proposer des politiques qui soient faites pour le bien commun, pas pour le seul bien de riches industriels et pour l’oligarchie. On est loin du compte…

Il s’agirait de transmettre massivement un nouveau récit : un récit de décroissance, de sobriété, d’un partage égalitaire face aux actuelles inégalités qui sont énormes.
Si l’on répartit mieux l’énergie restant ; si l’on donne plus de bien commun ; que l’on crée - pourquoi pas - un revenu écologique, minimum : tout cela donnerait des conditions de vie bien meilleures à beaucoup d’entre nous.

"Il me semble que l'état général de la sensibilité n'est pas très bien portant, et que finalement
dans le changement que la décroissance pourrait apporter, il y a aussi des aspects qui
pourraient être profitables pour la société, plus heureux et plus sécurisants."
"Il faut arriver à faire naitre des récits, des résonances narratives, qui montrent que cette voix
à quelque chose de plus rassurant que la voix actuelle qui est très inquiétante."

Agnès Sinaï, journaliste environnementale et enseignante, co-fondatrice de
l'
Institut Momentum, laboratoire d’idées sur l’Anthropocène et ses issues,
et les transitions nécessaires in
#Présages 6

Qu’est-ce qui te gêne le plus dans ce moment : de prendre conscience d’un état de la planète encore plus inquiétant que tu ne le pensais, ou le déni ? L’inaction ? Le pessimisme ou l’optimisme béat ? C’est quoi ?
Je crois que c’est le déni. Le déni d’une part.
Mais c’est aussi l’inaction de ceux qui savent, qui pourraient faire des choses.
Je trouve aussi que le monde politique… que nos politiques sont nuls ! Mais ils ne sont peut-être pas élus pour ça, pour faire des changements...

"Je trouve que s'engager rend heureux".
(...) "A chaque fois qu'on passe par le politique, on perd du temps. En fait,
il faut désobéir aux lois, inventer ses propres normes, et y aller!"

(...) "On a son décic quand on a son déclic. Et c'est très bien."

(...) "Et toutes les causes sont importantes".

Sandrine Roudaut, "chercheuse-semeuse d'utopies",
conférencière, auteure, co-fondatrice de la maison d’édition
La Mer Salée,

publiant des ouvrages sur des thématiques écologiques - In #Présages 8
 

On lit régulièrement que 10% des plus riches de la planète – c’est-à-dire toi et moi – génèrent 50% des gaz à effet de serre. Des chiffres comme cela, qu’est-ce qui se passe quand tu les lis ou entends ?
Ce qui me met en colère, c’est que… toi et moi, et une bonne partie des gens qui ont un gros niveau de consommation, ou en tout cas, qui dépensent plus qu’une planète par an : nous sommes au courant de ce qu’il faudrait faire pour se modérer. Mais on ne le fait pas…

On pourrait déjà se mettre en cohérence chacun ; essayer de faire mieux à titre individuel, par exemple sur la consommation de viande ou les voyages en avion. Deux sujets sur lesquels je suis en forte décroissance. De moins prendre l’avion, par exemple, cela a été une grande décision parce que j’adore voyager ! Mais je ne peux pas continuer à parler et à être hyper engagée dans ce que je dis et à ne pas faire des choix qui me contraignent !
Je pense aussi qu’on va partir de Paris l’an prochain. Se rapprocher un peu de la nature.

Tu as cité Bruno Latour, disant : « une partie des élites a abandonné l’idée d’un monde commun. » Et Gaël Giraud parle aussi de cette idée d’élites qui se bunkeriseraient… Pour toi, c’est quoi un monde commun ? Et comment peut-on en redonner l’envie ?

Un monde où l’on a tous le droit de vivre correctement. Moins inégalitaire.
Un monde où chacun ne consomme pas plus que l’équivalent d’une planète. Ce qui serait déjà super !
Un monde où le climat serait reconnu comme bien commun. Ou l’état des océans serait considéré comme un bien commun. Ou…
Cela voudrait dire que tous les modèles économiques actuels seraient dépassés, puisqu’une fois qu’on a pris en compte que les ressources sont limitées, on change de logique.

"Darwin, c'est un tiers-lieu, comme on les appelle. C'est une ancienne friche militaire qui a été
rénovée par le groupe Evolution (…) avec lesquels nous avons conduit cette aventure, et qui vise
à reconvertir ce lieu en espace dédié à la transition écologique et la coopération économique.
C'est une multitude d'activités qui sont installées là-bas : 250 entreprises, 50 associations,
un skate park géant, notre propre brasserie de bière, 3 restaurants, dont le plus gros resto bio
de France, une activité de compostage de biodéchets ... beaucoup de choses qui cohabitent
là-bas, beaucoup d'évènements aussi, un festival annuel dédié à la cause climatique...
C'est un lieu très foisonnant, où de multiples acteurs, qui partagent des valeurs communes,
se croisent et essayent de réinventer une société, en tous cas des façons de travailler, des façons
de commercer, des façons de vivre ensemble qui soient plus inclusives et surtout moins
impactantes pour l'environnement.
C'est un peu une utopie. Une hétérotopie maintenant, puisqu'elle est devenue concrète.
Un lieu où convergent des acteurs qui ont envie d'imaginer le monde autrement que la façon
dont il semble se dessiner aujourd'hui."

Jean-Marc Gancille co-fondateur de
Darwin, à Bordeaux #Présages5

Bref... c’est là où j’en suis. Envie d’avoir besoin de moins d’argent ; en gagner moins ; en dépenser moins. Travailler beaucoup juste pour gagner de l’argent, je n’ai pas envie. Quand je me souviens d’états dans lequel je me suis mis pour le boulot quand je travaillais en entreprise : il n’y a aucun boulot qui mérite qu’on se mette dans cet état-là, c’est ridicule !
Sortir de tout cela. Et être utile.
Je suis en transition quoi !

Les sujets furent plus nombreux encore… du rôle des femmes et de l’écoféminisme qu’elle aimerait approfondir, à Claire Nouvian, qui créa la fondation Bloom, sur la protection des océans, et dont l’émotion et la colère la touchent ;
de sa pratique de la méditation et de ce qui est quasi une discipline : « je suis là, sur cette Terre ; où il y a plein de choses dures. Mais en même temps, où je peux aussi choisir de diriger mon regard vers les choses qui sont belles » ;
sur l’attention à la joie, fortement renforcée en ce moment par la présence d’un jeune compagnon, labrador de « l’école des chiens guides », destiné à devenir le chien guide d’une personne déficiente visuelle, qu’Alexia et son conjoint viennent d’accueillir. « C’est incroyable comme je reçois de lui une affection très pure, très belle ».
Et de tant d’autres choses encore !
Notre rencontre et tes podcasts m’ont ouvert à nouveau de nombreuses portes : Merci Alexia ! Longue vie à ton podcast et à toutes ses déclinaisons que - je te fais confiance – tu vas encore inventer 😊

Carole Babin-Chevaye
Interview faite le 3 mai 2018. Le 5 mai 2018 était le jour du dépassement de la Terre en ressources naturelles, les médias titrant "La France vit au-dessus de ses moyens depuis le 5 mai 2018... "

 

Voir aussi les vidéos...

- Pablo Servigne interviewé par Mediapart le 13 juillet 2015
-
Talk : Quels leviers d'action face à la crise, comment construire le monde de demain ? avec Cyril Dion, écrivain et co-réalisateur de "Demain Le Film" et Aurore Lalucq, économiste et co-directrice de Veblen Institute for Economic Reforms

- TEDx VaugirardRoad Sandrine Roudaut : "Comment faire advenir l'utopie ?"

Et le livre récemment sorti :
- "Eloge des mauvaises herves - ce que nous devons à la ZAD" où 17 intellectuels, artistes, écrivains et poètes écrivent sur ces propositions de nouvelles formes de vie et de liberté.

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